Air de Tamino (Dies Bildnis ist bezaubernd schön) :

Les trois dames viennent de remettre le portrait de la princesse Pamina à Tamino. Cet Air du portrait pour ténor met en exergue le sentiment romantique de Tamino. L'émotion contenue dans le texte : "Nul regard n'a jamais contemplé un portrait d'une si grande beauté"  est merveilleusment soulignée par l'écriture musicale qui privilégie les grands intervalles mélodiques, qui laisse toute la place à la voix, et inclut les réponses de l'orchestre, des deux clarinettes. Les appuis sur certains mots,  et les répétitions ("Liebe") ne font que souligner - par un jeu d'amplification mélodique - le lyrisme de Tamino qui aboutit à l'expression d'un désir d'union et d'éternité : "je la serrerais sur mon coeur brûlant, elle sera mienne pour l'éternité".