Acte I I
Air de Monostatos (Alles fühlt der Liebe Freuden)
:
La scène représente un jardin, Pamina est
endormie sous la tonnelle.
Cet air est le monologue de Monostatos devant
Pamina endormie. Il exprime son désir de l'embrasser, malgré sa noirceur. Le
tempo allegro, la nuance pianissimo exigée par Mozart, l'utilisation de la
flûte piccolo, contribue à donner un caractère frénétique à la confidence de
Monostatos. Les violons doublent souvent la voix, qui, dans ce tempo très
rapide demande au chanteur une très grande agilité vocale.
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Alles fühlt des Liebe Freuden, Schnäbelt, tändelt, herzt und küßt; Und ich soll die Liebe meiden, Weil ein Schwarzer häßlich ist ! Ist mir denn kein Herz gegeben ? Bin ich nicht von Fleisch und Blut ? Immer ohne Weibchen leben, Wäre wahrlich Höllenglut ! Drum so will ich, weil ich lebe, Schnäbeln, Küssen, zärtlich sein ! Lieber guter Mond vergebe, Eine Weibe nahm mich ein. Weiß ist schön ! Ich muß sie küssen; Mond, verstecke dich dazu ! Sollt' es dich zu sehr verdrießen, O so mach die Augen zu ! |
Tous ressentent les joies de l'amour, bécotent, cajolent,
caressent, embrassent; et moi, je devrais me
priver d'amour, parce qu'un noir
est repoussant ! N'ai-je donc pas
aussi un coeur ? Ne suis-je pas de
chair etde sang ? Toujours se passer
d'une petite femme, ce serait vraiment
le feux de l'enfer ! Puisque je vis, je
veux à mon tour bécoter, embrasser,
être tendre ! Pardonne, douce et
bonne lune, je suis épris d'une
blanche. La blancheur est
belle ! Embrassons-la; Lune, veux-tu te
cacher ! Si cela devait trop
te fâcher, oh alors, ferme les
yeux ! |