Air de Papageno (Ein Mädchen oder Weibchen wünscht
Papageno sich) :
Cet
air de Papageno, constitue l'un des passages les plus connus de l'oeuvre. Dès
sa création, il fut bissé par le public du Theater an der Wieden (voir le texte
introductif : la création de La flûte enchantée). Constitué d'un
allegretto binaire à 2/4 suivi d'un allegro ternaire à 6/8, il met en exergue
le timbre cristallin du glockenspiel qui voit progressivement sa mélodie varier
et s'enrichir lors des trois reprises. Le caractère populaire de la mélodie
s'inscrit dans la continuité du premier air de Papageno : (« Der Vogelfänger bin ich
ja ») assurant ainsi une certaine cohérence stylistique. L'oiseleur semble
également ne pas avoir évolué dans ses préoccupations, puisqu'il exprime une
nouvelle fois le désir de trouver une fille ou une femme...
Selon la légende, Mozart se
dissimulait dans les coulisses afin de jouer la partie de Glockenspiel. Un
jour, il modifia la mélodie ce qui eut pour effet de surprendre Schikaneder et
de provoquer l'hilarité du public.
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Ein Mädchen oder Weibchen Dann schmeckte mir Trinken un
Essen,
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Une fille ou une
petite femme, c'est le voeu de
Papageno Cette très douce
colombe serait pour moi un
vrai bonheur ! Il ferait bon boire
et manger, et je serais l'égal
des princes, je goûterais la vie
en sage et me croirais au paradis. Une fille ou une
petite femme, c'est le voeu de
Papageno Cette très douce
colombe serait pour moi un
vrai bonheur ! Ah, pourquoi ne
puis-je donc plaire à aucune de ces
filles charmantes ? Que l'une d'elles
vienne à mon secours, ou je vais mourir
de chagrin. Une fille ou une
petite femme, c'est le voeu de
Papageno Cette très douce
colombe serait pour moi un
vrai bonheur ! Si pas une
n'accepte de m'aimer, la flamme viendra
me dévorer ! Si des lèvres de
femme m'embrassent, alors je serais
vite guéri ! |
